Comme un appel à l'écriture, Je voudrais écrire tout ce à quoi j'ai pensé aujourd'hui. J'ai été submergée de tellement de choses, j'avais tellement d'idées que je voudrais écrire quelque chose de potable, de beau même. Je sens comme à chaque fois le besoin de me justifier de ne pas faire un texte à la hauteur, et pourtant ce sont mes textes, avec leurs qualités et leurs défauts.
Et ce soir, donc, J'ai le besoin d'écrire quelque chose de différent, d'original. Pourquoi parler toujours de la même chose ? J'écris toujours pour lui, à propos de lui, par lui. Il est le foyer de mes écrits, le foyer de mes larmes. Et je me sens dévier vers lui, je change de sens. Allons par la droite, il me semble qu'il y'a du soleil.
Je me fie à la chanson du moment, je ne trouve rien d'autre. Ce soir, Je voulais vous parler d'amour. D'amour, quand il y'en a. Il se trouve que ces temps-ci, il n'y en a pas, et que donc, J'ai plutôt tendance à écrire mes peines. J'ai plutôt tendance à parler d'un amour qui ne vient pas, qui ne vient plus. Et Dieu sait à quel point je l'attend, cet amour. Cet amour que j'ai lu aujourd'hui, ces phrases qui m'ont plus, bouleversées, inspirées. J'ai envie de les rassembler, de les assembler, de les mélanger, de les mixer, d'en faire un mélange ' à ma sauce.'
C'est vrai que dans ma vie, j'ai ressenti beaucoup d'amour, et souvent très différemment. On m'a même dit aujourd'hui qu'on ressent toujours de l'amour en soi. Et pourtant, J'ai l'impression d'avoir aimé que deux fois. J'ai aimé deux fois, à des intervalles très petits. J'ai ressenti ça.
Mais, ce dont je voudrais vous parler ce soir, c'est au delà de l'amour banal. Oui, l'amour banal, c'est bien les choses dont tout le monde parle, les sentiments communs, qu'on voit dans une histoire ou une autre. Si l'on interview des gens, on en ressortira toujours ces choses, ces banalités. Ce que j'appelle banalité, c'est le c½ur qui bat vite, les mains moites, le corps moite, même. Les joues rouges et bouillantes. Les yeux qui pétillent de cette lueur si étincelante. La bouche ayant l'envie d'aller au delà de cette tendre connivence, l'envie de plus qu'un regard. Le manque constant de l'autre. Tout le monde en parle, de ça. Ce sont les symptômes réels de l'amour. Mais, j'ai envie de m'attarder sur les symptômes du fond, les choses différentes, qui me concernent, qui varient, ou ont variés d'une histoire à une autre. Ces questions que je me pose, en boucle, que je rabâche intérieurement, comme un cours d'histoire qui ne rentre pas.
Bien plus que la chaleur sur le front ou les mains moites de son absence, je ressens quelque chose de plus fort que j'appellerai incertitude. «Où es-tu quand tu n'es pas là ? Plus loin qu'un regard et qu'un message, c'est la sensation que tu vas aller voir ailleurs, c'est l'incertitude de savoir que je n'ai aucun moyen de vérifier, et de répondre à mes questions. Et, quand tu es là, Je sens le monde qui tourne autour, je sens mon téléphone vibrer dans ma poche, je sens que les gens ont besoin de moi, qu'ils cherchent à me joindre, mais je ne décroche pas : Je suis amoureuse. Je sens que mon c½ur va exploser, et c'est bien au delà de ces battements de c½ur banales, c'est bien au delà de tout ça. C'est une explosion. Et, bien au delà de ces étoiles dans les yeux, j'ai totalement l'envie de chialer tellement t'es beau, tellement t'embrasses bien, tellement tu sens bon, tellement t'es fou dans ce je-m'en-foutissme permanent. Ta façon de dire au monde « je vous enmerde » avec tes allures de Rock star et tes converses déchiquetées me rendent folle. Ces cheveux fous qui poussent très vite, trop vite, tu veux aller chez le coiffeur, tandis que je te dis « non, les coupe pas, j't'en supplie. » Et tu me tiens tête, tu es têtu, et ça me rend encore plus folle. Et, ce ne sont pas non plus mes jambes qui tremblent, c'est bien au contraire, l'envie de courir. Tes baisers ont goût d'évasion, dans un autre monde, toujours à tes côtés. Je m'évade sur la feuille, ayant pourtant du mal à écrire quand je suis amoureuse, avec toi tout est possible. La feuille est douce et je vole à travers tes mots, je caresse le papier comme je pourrais caresser ta peau, je parcourrai le monde comme j'pourrai parcourir la moindre des courbes de ton corps. Quand t'es là, c'est plus que les joues rouges, ce sont des ailes. Tu as beau me dire « Je t'aime » à l'oreille, comme celui d'avant, non, tes je t'aime ont une allure d'été, de brise caressante, de futur, le goût de toi. Tes je t'aime c'est la présence qu'il me manquait, j'y pense et j'en perd mes mots. Ce goût de nouveauté en 3 mots, c'est incroyable. Incroyable d'attendre ces mots, d'attendre, infiniment, que tu les prononces, et qu'enfin, ils viennent caresser mes oreilles. En quand, enfin, ils viennent, ces trois mots, Je n'ai pas le temps de les saisir, pas le temps, ils sont partis, remplacés par tes doux baisers dans mon cou. Et je te demande encore, mais toi, tu es bête, tu m'embrasses encore, croyant que ce sont tes baisers qui me rendent folle. Certes, mais j'aime aussi tes mots. Cette manière de dire quelque chose de si inconditionnel. Tout n'a aucun contexte, tu peux me parler de ton chien et puis arriver à dire « plus tard on se mariera et on aura plein d'enfants qui courront dans le jardin. » J'veux pas d'enfants, mais quand c'est toi qui en parles, bon Dieu, j'en veux partout, jusqu'à en devenir grosse et pleine de vergetures. Ta façon de me dire « arrête d'y penser » quand je regarde seulement vers le sol, tu lis en moi comme en un livre ouvert.
Ta façon de m'aimer comme un taré qui coure nu autour du château d'Anne de Bretagne comme pour choquer les amoureux qui s'aiment trop sagement me rend totalement sans dessus dessous. Tu me demandes si "ça va" et je comprends "épouse-moi". Je te dis "oui!", convaincue, tu ne comprends pas, mais, tu t'en fou. Je suis la plus belle, la meilleure, la plus intelligente, la plus jolie nue, la plus douée en anglais, la plus souple. J'ai la plus belle peau au monde et j'embrasse le mieux de toutes ces bouches que tu aurais pu tester. C'est comme ça que tu me vois, et je sais que c'est pas vrai mais je cherche pas à aller plus loin, Je te dis « arrête de dire des bêtises » et tu me réponds « ... je fais que des bêtises, que des bêtises, quand t'es pas là. » T'es mots me rendent folle, mais ton silence aussi. Quand tu ne parles pas, impossible de savoir ce que tu penses, et c'est ça le pire, on en arrive toujours à la même question, ou bien à sa copine : «Tu penses à quoi quand tu parles pas ? »
Et quand tu m'enveloppes de tes bras musclés de Superman, je me sens comme la grand mère sauvée avec ses poissons, j'ai en fait l'impression de te connaître depuis des années, d'avoir tout vécu avec toi, tellement tu es une évidence, l'évidence. Nos petites habitudes qui ne forment pas pour autant la routine, tu me surprends autant que tu me sous-prends. Ça ne se dit pas, je sais, mais, parfois je suis déçue. Comme toute amoureuse qui se respecte, J'ai envie de choses que je n'avouerai jamais, et que donc, tu ne feras jamais. J'ai envie que tu m'aimes plus, mais tu m'aimes déjà trop. Tu me noies de bonheur quand je demande juste à faire quelques longueurs. Ta façon de me connaître par c½ur m'énerves, je ne peux plus rien te cacher. C'est comme si tout ce que tu me disais se transformait en or, même si c'était du toc au départ. Tu transformes tout le moche en beau, A en croire qu'avant, j'étais pas belle.
Et quand j'dis à mes copines « Mon mec à moi, il me parle d'aventure. », tout de suite, elle fantasment. Alors qu'en fait, T'es juste mignon à baver sur le sol, craquant à en faire exploser ma braguette, touchant comme la pluie quand elle te ruisselle à la gueule, amoureux comme je suis amoureuse de toi, intelligent comme le pire des scientifiques, même si t'es en fait, forcément, comme moi un littéraire. A mes yeux, t'es juste un peu parfait, mais, après tout, tu dois pas être le seul. Alors oui, tout les gens qui liront ce texte vont dire que j'idéalise.
Après tout, on a bien le droit de rêver un peu.
Et tandis que je suis sur le cul de voir ce que je viens d'écrire, je me rend compte que l'amour est bien plus qu'une banalité. C'est le mystère de ne jamais savoir sur « quoi » on va tomber. C'est bien pour ça que parfois, Je dis bien parfois, on a des surprises. Des surprises du genre trop cool, mais parfois des surprises du genre pas cool. Et oui, parfois, c'est un peu comme un bon parpaing dans la gueule, et ce qui est drôle, c'est que le con est question, il te paye même pas le réparateur. Parfois, pire qu'un parpaing, c'est le silence que tu te manges. A ça, je répondrai « bon appétit » quand j'aurais juste envie de dire « Gros con , comme je t'aimais ! » Et oui, le mec parfait n'est parfois entre autre qu'un gros con. Ça vous choque hein ? Mais nous, les filles parfaites ne sommes que des, veuillez excuser ce qui va suivre, pauvres filles en rouge ( parfois.). Et l'amour, peut vous faire tomber comme voler, et généralement, t'en fait pas, y'a du rab dans les deux. Tu voles bien pour après bien te ramasser, et de préférences dans les ronces et les orties, s'il vous plaît. Le principe est de profiter de ce qu'on te donne, tu manges dans ta gamelle, tu vas pas voir ce qu'il y'a dans celle d'à côté. Il a des frites quand toi tu ramasses des épinards : positive ! Tu grossiras pas au moins.
Et là, vous vous dîtes sûrement, « Quelle façon étrange de parler de l'amour ! » Je sais, Je sais, à votre avis, à quoi ça serviraient sinon, les métaphores ?
Je me sens mieux, j'ai tout déballé, mon texte fait à présent 2 feuilles Word, et je pense que personne ne le lira jusqu'au bout, à part moi. Je me serai au moins fait un peu plaisir, je me serai vidée, et à présent, je peux aller dormir avec le cerveau tranquille, et sans cette peur du lendemain, j'ai laissé une trace de cette journée ou j'ai été bouleversée par tellement de sentiments, de mots, de visages, de prénoms. Et ce texte est l'éternelle preuve que, oui, il reste un espoir.
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